Chirurgie des tumeurs et kystes maxillo faciaux

palpation des mâchoires pour détecter des tumeurs ou des kystes maxillo-faciaux

De nombreuses variétés de kystes et de tumeurs peuvent se développer dans et autour de la bouche, sur les mâchoires ou encore sur le visage. Dès leur apparition, il est important de consulter un professionnel médical pour connaître leur nature bénigne ou maligne. Quoi qu’il en soit, leur excision via une intervention chirurgicale est recommandée dans la plupart des cas. Leur traitement est un volet important et parfois complexe de la chirurgie maxillo-faciale.

Le traitement de nombreux kystes et tumeurs, bénignes comme malignes, demande la plupart du temps une exégèse chirurgicale. Selon le type de kyste ou de tumeur, l’intervention seule suffit pour guérir la pathologie. Dans d’autres cas, en revanche, elle est associée à un traitement médicamenteux ou encore à une radiothérapie. Elle peut aussi être suivie d’une reconstruction faciale ou osseuse.

Le Centre de Chirurgie Maxillo-Faciale traite 3 grandes familles de kystes et tumeurs :

  • les lésions osseuses des mâchoires ;
  • les kystes et tumeurs bénignes de la cavité buccale ;
  • les tumeurs cutanées bénignes, malignes ou cancéreuses de la face.

1. Kystes et tumeurs bénignes des mâchoires

Les kystes et tumeurs de la mâchoire sont les lésions osseuses les plus fréquentes de la zone maxillo-faciale. S’ils sont bénins et simples à traiter dans la plupart des cas, ils peuvent néanmoins être douloureux et occasionner des difficultés thérapeutiques. Quoiqu’il en soit, ils doivent être surveillés avec attention.

Les kystes

Les kystes des mâchoires sont d’origine dentaire pour la plupart. Ils se développent alors dans le maxillaire (mâchoire supérieure) ou la mandibule (mâchoire inférieure). Leur développement est généralement silencieux, ne causant ni symptômes ni douleurs. Il sont la plupart du temps découverts par hasard lors d’un contrôle de routine chez le dentiste, ou bien lorsque, arrivés à un stade avancé, ils gênent les tissus alentour ou causent des douleurs. Dans tous les cas, leur extraction par voie chirurgicale est requise.

Les tumeurs bénignes

Les tumeurs bénignes des mâchoires sont en revanche plus difficiles à diagnostiquer. Il existe en effet de très nombreux types de tumeurs qui se développent au niveau des mâchoires. Seul un diagnostic précis de la tumeur pourra déterminer si elle est bénigne et, si c’est la cas, si une intervention chirurgicale est nécessaire. Les lésions comme les fibromes cémento-ossifiants, hamartomes ou améloblastomes figurent parmi les plus courantes et demandent une exégèse chirurgicale. Certaines tumeurs, asymptomatiques, se décèlent fortuitement, à l’occasion d’un examen dentaire. D’autres en revanche génèrent des douleurs au niveau de la mâchoire, un gonflement, ou encore une mobilité dentaire.

L’intervention chirurgicale

L’acte chirurgical consiste à exciser le kyste ou la tumeur. Parfois, l’extraction d’une ou plusieurs dents est nécessaire. Une greffe osseuse peut également être réalisée lors de l’intervention si besoin.

Selon la taille du kyste ou de la tumeur à retirer, son excision se fera sous simple anesthésie locale ou sous anesthésie générale. Effectuée en chirurgie ambulatoire, l’opération ne demande pas d’hospitalisation. La convalescence dure de quelques jours à deux semaines, selon la nature de la lésion. Selon les cas, un traitement de l’infection dentaire achèvera le protocole de soins.

2. Kystes et tumeurs bénignes de la cavité buccale

Les kystes et tumeurs bénignes de la cavité buccale ne sont pas cancéreuses et peu agressives. En revanche, elles sont parfois difficiles à reconnaitre et demandent un examen approfondi. Enfin, leur excision est souvent complexe et requiert les compétences d’un chirurgien maxillo-facial confirmé.

Les kystes

Les kystes de la cavité buccale se situent sur les lèvres, la langue, les gencives, le palais ou encore l’arrière du palais. Ils sont irritants, parfois douloureux, et peuvent gêner la déglutition. Tous demandent une excision chirurgicale. Dans certains cas, une biopsie complémentaire est réalisée pour affiner le diagnostic.

Les tumeurs bénignes

Il existe un très grand nombre de tumeurs bénignes différentes. Parmi les pus courantes, citons :

  • La verrue buccale. Elle est souvent causée par le papilloma virus humain (PVH). On la trouve principalement sur la langue et autour de la bouche. En cas d’envahissement, l’opération chirurgicale est à envisager.
  • Le fibrome des muqueuses buccales. C’est une masse ferme, lisse et ronde qui apparait le plus souvent dans la joue ou sur les lèvres. Il se traite par une excision chirurgicale.
  • Le granulome pyrogène. Attaché à la paroi buccale par un pied ou par sa base, il se présente sous la forme d’une masse rougeâtre, qui saigne facilement. On le trouve dans la majorité des cas sur les gencives. Il se traite par ablation chirurgicale.
  • La tumeur bénigne des glandes salivaires : l’adenome pleomorphe (ou « tumeur mixte »). Elle se présente sous la forme d’une masse indolore, qui se développe sur les glandes salivaires principales et celles tapissant la muqueuse buccale. Le traitement est chirurgical dans la grande majorité des cas.
  • Autres types de tumeurs bénignes : lymphangiome, hémangiome, neurofibrome, lipome… Dans la plupart des cas, le traitement chirurgical est requis.

Le traitement chirugical

Le traitement chirurgical de ces kystes et tumeurs bénignes se fait sous anesthésie locale. L’hospitalisation n’est pas nécessaire. Après l’opération, une analyse anatomo-pathologique confirmera la nature bénigne de la lésion. Selon son origine, des traitements complémentaires à base d’antibiotiques, d’anti-infectieux voire d’antiviraux peuvent être prescrits. Si la lésion se révèle au contraire maligne, la patient sera mis en relation au plus vite avec un centre spécialisé qui poursuivra le protocole de soins.

3. Les tumeurs de la face

Le Centre de Chirurgie Maxillo-Faciale prend en charge toutes les tumeurs de l’extrémité céphalique (scalp, face et cou), quelle que soit leur nature et quel que soit leur degré d’avancement.

Les différents types de tumeurs traitées

Les tumeurs bénignes que nous traitons le plus fréquemment sont :

  • le nævus mélanocytaire, appelé couramment « grain de beauté » ;
  • les tumeurs des paupières de type chalazion, angiomes ou mélanomes ;
  • les chéloides (boursouflures générées à la suite d’une cicatrisation).

Les tumeurs malignes ou cancéreuses prises en charge sont très diverses :

  • Cancers des sinus de la face,
  • Mélanomes malins cutanés ou MMC,
  • Sarcomes cutanés,
  • Carcinomes épidermoïdes cutanés – CEC,
  • Tumeurs de Merkel ou Carcinomes neuroendocrines cutanés,
  • Carcinomes basocellulaires – CBC.

Le traitement des cancers cutanés est essentiellement chirurgical pour les stades précoces. En effet, dans la majorité des cas, les carcinomes restent localisés. S’ils sont retirés intégralement, il y a très peu de risques de récidive.

Les interventions chirurgicales

Les actes de chirurgie interviennent de la phase de diagnostic à l’étape de réparation.

  • expertise histopathologique systémique par technique de Mohs ou l’examen extemporané. Il s’agit ici de prélever des tissus à des fins de diagnostic, réalisé via leur étude microscopique. Les techniques employées retirent la tumeur progressivement, petite couche par petite couche. Cela permet de préserver le capital cutané tout en diminuant le risque de récidive.
  • chirurgie de la tumeur cutanée, en première intention ou en cas de récidive. L’excision de la tumeur est un acte curatif majeur. Dans le cas de tumeurs malignes, elle met un terme à la prolifération des cellules cancéreuses issues de ce foyer tumoral.
  • chirurgie réparatrice, par l’utilisation de greffes de peau ou d’expansion cutanée.

En plus des actes chirurgicaux, le protocole de soins peut comporter des séances de radiothérapies complémentaires et / ou des prescriptions médicamenteuses. Le patient fait l’objet d’un suivi continu pendant quelques jours après l’intervention.


Les informations contenues sur cette page ont pour but de vous présenter notre expertise en chirurgie maxillo-faciale. En revanche, elles ne remplacent en aucun cas un avis médical. 
N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant ou à prendre rendez-vous au Centre de Chirurgie Maxillo-Faciale si vous avez des questions ou des doutes concernant votre santé.